Ă peine arrivĂ© sur grand Ă©cran fin 2025, Marty Supreme a rapidement fait vibrer Hollywood avec ses neuf nominations aux Oscars, suscitant lâespoir dâune pluie de rĂ©compenses pour ce film mĂȘlant ping-pong effrĂ©nĂ© et drame humain intense. PortĂ© par TimothĂ©e Chalamet et rĂ©alisĂ© par Josh Safdie, ce long-mĂ©trage de la maison A24 a conquis critiques et foule par sa fraĂźcheur et son Ă©nergie. Pourtant, malgrĂ© ce succĂšs dâestime et un score impressionnant de 93 % sur Rotten Tomatoes, la cĂ©rĂ©monie des Oscars 2026 a rĂ©servĂ© une dĂ©sillusion de taille : aucune statuette pour « Marty Supreme ». Retour sur une dĂ©route qui a laissĂ© les fans perplexes et interrogatifs sur le fonctionnement de lâindustrie du film. đŹđ
Le film suit lâhistoire de Marty Mauser, un jeune juif new-yorkais des annĂ©es 1950 entamant une ascension dans le milieu underground du tennis de table, inspirĂ©e librement du champion real-life Marty Reisman. Chalamet, saluĂ© pour une performance quâon qualifierait presque de dĂ©finition de sa carriĂšre, a passĂ© des annĂ©es Ă sâentraĂźner pour capturer la vitesse et la tension des matchs. Avec des rĂŽles secondaires habilement remplis par Gwyneth Paltrow, Odessa AâZion et une ribambelle de talents Ă©clectiques, le film a rĂ©ussi Ă mĂȘler humour, drame et ambition avec une finesse notable. MalgrĂ© une production techniquement soignĂ©e et une intense campagne de promo, le verdict du Dolby Theatre a laissĂ© tout le monde sur le carreau. đ¶âđ«ïž
Les 9 nominations dâMarty Supreme aux Oscars : un palmarĂšs prestigieux sans trophĂ©e
Au lendemain de lâannonce des nominations, Marty Supreme semblait bien parti pour rafler la mise avec ses 9 nominations majeures. La catĂ©gorie phare, Meilleur Film, rĂ©unissait cinq producteurs dont TimothĂ©e Chalamet lui-mĂȘme, tandis que Josh Safdie se battait pour le Meilleur RĂ©alisateur. Chalamet Ă©tait en lice pour le prestigieux prix du Meilleur Acteur, et le duo Safdie-Bronstein pour le Meilleur ScĂ©nario Original. La technique nâa pas Ă©tĂ© en reste avec des noms comme Jennifer Venditti pour le casting, Darius Khondji pour la photographie, et Miyako Bellizzi aux costumes. Une nomination historique pour Chalamet qui renouvelle son exploit de multiple nominations dâacteur Ă un Ăąge aussi jeune.
Cependant, lâintensitĂ© de la compĂ©tition sâest avĂ©rĂ©e ĂȘtre un mur infranchissable. MalgrĂ© la qualitĂ© indĂ©niable de lâĆuvre et un fort engouement public, aucun de ces moments brillants nâa suffi Ă faire basculer le vote en faveur du film. Cette absence totale de rĂ©compenses face Ă des rivaux comme « One Battle After Another » ou « Sinners » a dĂ©clenchĂ© une onde de choc visible sur les rĂ©seaux, oĂč le revers est assimilĂ© Ă une dĂ©ception cuisante dans une industrie oĂč le talent seul ne suffit parfois pas. đâ
Un échec inattendu aux Oscars qui fait grand bruit dans le milieu du cinéma
Câest au Dolby Theatre que la soirĂ©e dâespoirs sâest mĂ©tamorphosĂ©e en frustration. La prĂ©sence trĂšs attendue de TimothĂ©e Chalamet, rayonnant sur le tapis rouge avec sa troupe, contrastait avec le silence glacial qui accueillait chaque dĂ©faite du film. Les fans, tant sur Instagram que Reddit, nâen revenaient pas : comment une production aussi saluĂ©e, cumulant critiques Ă©logieuses et succĂšs public, pouvait repartir les mains vides ?
Les commentaires abondent pour mettre en lumiĂšre lâ« injustice » ressentie, tout en soulignant le fait que la force du film rĂ©sidait surtout dans son authenticitĂ© et le dĂ©vouement de Chalamet â travail de plusieurs annĂ©es sur les scĂšnes de ping-pong inclus. Pourtant, cette absence de trophĂ©e souligne la complexitĂ© du circuit des rĂ©compenses, oĂč les campagnes de lobbying, la politique interne et des tendances imprĂ©vues viennent parfois enrayent la machine du succĂšs.
Le film reste toutefois vivant dans lâesprit du public, qui continue Ă le dĂ©couvrir en streaming et Ă dĂ©battre de sa place dans lâhistoire contemporaine du cinĂ©ma sportif. Entre la fraĂźcheur du rĂ©cit et lâexemplaritĂ© de la prestation, Marty Supreme prouve que parfois, la vraie victoire transcende une statuette, rĂ©sidant plutĂŽt dans la maniĂšre dont une Ćuvre rĂ©sonne avec son audience. On tarde donc Ă tourner la page sur ce revers inattendu. đ„âš
Pourquoi cette nouvelle claque pour TimothĂ©e Chalamet et lâĂ©quipe de Marty Supreme ?
Ă rebours des projections optimistes qui avaient enveloppĂ© la campagne dâMarty Supreme, le fiasco du 98e Oscars rappelle que le chemin du succĂšs est souvent semĂ© dâembĂ»ches. Une partie du tacle est imputĂ©e Ă une montĂ©e en puissance tardive de la concurrence, mais aussi Ă ce que certains appellent une saturation mĂ©diatique, oĂč les fans et critiques ont peut-ĂȘtre trop mis la barre. Dâautres Ă©voquent une communication maladroite, combinĂ©e Ă une campagne marketing plus timide face aux poids lourds de la saison.
Dans lâindustrie du film oĂč le sport est rarement Ă lâhonneur, Marty Supreme avait pourtant rafraĂźchi le genre avec un mĂ©lange unique de tension et de profondeur Ă©motionnelle. Le manque de trophĂ©e Ă Hollywood ne doit donc pas occulter les avancĂ©es artistiques et techniques du film. Cette dĂ©ception, aussi amĂšre soit-elle, pourrait bien servir de tremplin pour TimothĂ©e Chalamet qui, fidĂšle Ă son parcours de comĂ©dien engagĂ© et exigeant, continuera Ă repousser ses limites.