Le double mixte de l’US Open s’annonce plus que jamais une compétition captivante en 2026. Novak Djokovic, détenteur de 24 titres du Grand Chelem, et la numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka viennent de faire leur entrée dans ce tournoi, qui place une fois de plus le tennis sur le devant de la scène avec un casting XXL. Pourtant, l’absence notable de Carlos Alcaraz, fraîchement bléssé, intrigue et déçoit une bonne partie des fans. Ce double mixte ne se résume donc pas à une simple mention dans le tableau, mais bien à une véritable arène où les tensions entre joueurs et organisateurs sur la rémunération et les ambitions sportives prennent vie. Avec un format repensé et une ambiance explosive, le tournoi s’annonce comme l’un des moments phares juste avant le coup d’envoi du tableau principal.
On ne peut ignorer que cette compétition attire des noms de prestige, mais elle met aussi en lumière des absences diablement gênantes qui remettent en question l’engouement et la dynamique du tournoi. Derrière les équipes, c’est tout un écosystème de négociations et de revendications qui s’agite, notamment concernant les joueurs de premier plan tels que Jannik Sinner et Venus ou Serena Williams, qui restent encore en attente d’une invitation ou préfèrent faire l’impasse. Ce cocktail de talents présents et absents, de réformes en discussion, offre un spectacle aussi passionnant qu’inattendu, questionnant l’avenir même du double mixte dans les Grands Chelems.
Double mixte à l’US Open : Djokovic et Sabalenka tête d’affiche, mais où est passé Alcaraz ?
Cette année, le tableau du double mixte de l’US Open est dominé par une association choc : Novak Djokovic et Aryna Sabalenka. L’U.S. Tennis Association mise lourd sur ce duo, qui incarne à la fois le haut niveau en simple et un attrait médiatique indéniable. Sabalenka, qui avait snobé l’édition inaugurale en 2025, s’attaque enfin à ce format, rehaussant le standing général du tournoi. Chez Djokovic, l’envie de renouer avec la compétition en double mixte semble renaître après avoir joué l’an dernier avec Olga Danilović. Leur participation témoigne d’un intérêt grandissant des stars pour ce double moins considéré auparavant.
Pourtant, cette montée en puissance est ternie par l’absence évidente de Carlos Alcaraz. Souffrant d’une blessure au poignet qui le tient éloigné des terrains depuis la saison sur terre battue, Alcaraz n’a pas confirmé sa présence, malgré son inscription au simple. L’année dernière, il avait pourtant formé un duo prometteur avec Emma Raducanu, mais cette fois, sa défection ne passe pas inaperçue. Le vide laissé par le septuple champion de Grand Chelem dans ce tableau est un signal fort des limites de participation liées aux contraintes physiques et aux négociations entre joueurs et organisateurs.
Un tableau qui mĂŞle stars, absences et enjeux financiers
Le casting initial s’annonce spectaculaire. Outre Djokovic et Sabalenka, on retrouve d’autres figures majeures comme Iga Świątek et Casper Ruud. Ces derniers avaient échoué en finale face à des spécialistes du double mixtes comme Andrea Vavassori et Sara Errani, les tenants du titre. Leur retour probable sous joker – pardon, wild card – montre à quel point cette discipline est devenu un carrefour stratégique tant sportif qu’économique. Les entrées de Jessica Pegula, Naomi Osaka ou encore Alexander Zverev illustrent aussi la montée des enjeux dans un tournoi que la fédération américaine a voulu réinventer.
Mais cette réinvention provoque également des tensions : Sinner, entre autres, a clairement exprimé son refus de participer sans des avancées significatives sur la rémunération des joueurs. Cette question cruciale remplit les couloirs des commissariats du tennis mondial. Le tournoi, qui se déroule désormais en début de semaine de qualification avant le tableau principal, doit jongler avec ces revendications pour maintenir l’intérêt. La reforme de la formule, avec un format de sets raccourcis et un tableau réduit à 16 équipes, vise justement à concentrer l’attention et éviter la dispersion habituelle du double mixte.
Pour couronner le tout, le double mixte s’est mué en événement phare de la Fan Week, une semaine entière initiée par l’US Open avant le début des simples. Le succès fulgurant de 2025, avec près de 78 000 spectateurs, a transformé ce format en véritable attraction. On ne parle plus simplement d’un complément à la compétition principale, mais d’un rendez-vous sportif haut en couleur, dynamisé par un prize money d’un million de dollars attribué aux vainqueurs.
Les absences significatives qui pèsent sur la compétition
Hormis Alcaraz, d’autres absences remarquables perturbent le tableau. Les sœurs Williams, superstares intemporelles, demeurent sur la réserve et nécessitent des wild cards pour tenter le double mixte, un signe des contradictions dans la gestion des stars et des stratégies personnelles. Coco Gauff, pourtant très attendue, n’a pas renouvelé son engagement, évoquant des obligations envers ses sponsors, un rappel que le tennis moderne se joue aussi hors du court.
Ces lacunes étendent aussi à des joueurs clés comme Ben Shelton ou Alex de Minaur. Leur désistement ou absence marquent la difficulté de fédérer un plateau totalement homogène. En somme, ce contexte laisse voir que le double mixte, malgré un attrait nouveau, doit encore convaincre pour se stabiliser comme une référence incontournable dans les Grands Chelems, un rôle qui n’est pas gagné d’avance.
En attendant le closing des inscriptions le 17 août, le suspense reste entier sur la composition finale du tableau et les surprises que nous réserve cette compétition au format unique. Impossible aussi d’ignorer les enjeux de réforme et de valorisation qui agitent le tennis mondial, avec ce double mixte comme véritable caisse de résonance des grandes batailles entre joueurs et organisateurs. Parce que ce que l’on voit cette année, c’est un US Open qui s’efforce de briller sur tous les fronts, mais qui ne peut se permettre ni faiblesse ni incohérence – et surtout pas quand il s’agit de la clé d’un tennis plus mixte, plus spectaculaire et plus équitable.
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