La France et l’Allemagne envisagent une candidature conjointe pour accueillir la Coupe du Monde 2038 : déclaration de la ministre des Sports

la france et l'allemagne planifient une candidature commune pour organiser la coupe du monde 2038, annonce la ministre des sports, marquant une coopération sportive historique entre les deux pays.

La France et l’Allemagne envisagent une candidature conjointe pour l’organisation de la Coupe du Monde 2038, un projet qu’a récemment soutenu la ministre des Sports française Marina Ferrari. Alors que la ferveur pour la Coupe du monde 2026 retombe à peine – célébrant la victoire de l’Espagne – les regards se tournent déjà vers l’avenir, avec cette ambition franco-allemande qui ne manque pas d’intérêt pour le paysage du football européen. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale renforcée autour d’un événement sportif qui s’annonce plus colossal que jamais, avec une formule élargie à 48 équipes, rendant l’édition 2038 bien trop lourde pour un seul pays.

Marina Ferrari n’a pas caché son enthousiasme pour cette idée qu’elle qualifie de stratégique, rappelant que depuis les Jeux Olympiques de 2024, la France dispose d’une expertise précieuse en matière d’organisation sportive. Cependant, elle a souligné que la candidature ne peut venir que des fédérations, laissant entendre que les discussions officielles sont encore à un stade préliminaire, même si l’atmosphère y est déjà favorable. Cette éventuelle alliance franco-allemande ne serait pas une première dans le sport, la coopération s’étant déjà concrétisée récemment avec l’organisation conjointe de la Coupe du monde de handball en 2029.

la france et l'allemagne annoncent leur candidature commune pour accueillir la coupe du monde 2038, selon la déclaration officielle de la ministre des sports.

La candidature conjointe France-Allemagne : une nécessité logistique pour la Coupe du Monde 2038

Avec l’augmentation du nombre d’équipes participantes, la nécessité d’une candidature partagée devient évidente, au point que le soi-disant rêve d’un seul pays hôte semble aujourd’hui franchement rétrograde. La France, déjà hôte historique en 1998, suivie par une organisation quasi parfaite, serait bien naïve de penser pouvoir reprendre seule ce flambeau quand il faut désormais aligner une logistique monstrueuse. En s’associant avec l’Allemagne, elle maximiserait ses chances face à la FIFA, notamment en satisfaisant les exigences strictes sur la capacité des stades et la qualité des infrastructures, thèmes précieux dans l’ère moderne où l’on ne badine plus avec le confort des supporters et la diffusion médiatique.

Le projet est aussi une façon pour la France de remettre les pendules à l’heure et d’apporter du neuf à ses équipements sportifs qui commencent à accuser le poids des années depuis l’Euro 2016. De l’autre côté, l’Allemagne, qui a lui aussi récemment rénové ses infrastructures, tire profit de ce scénario pour étendre son aura dans l’organisation sportive internationale. Cette collaboration s’accorde parfaitement à la tendance actuelle de partage des grandes manifestations, comme on l’a vu avec le Mondial 2026 en Amérique du Nord ou la prochaine Coupe du monde 2030 partagée entre Espagne, Portugal et Maroc.

Un double anniversaire à célébrer, mais reste à gagner la partie politique

L’année 2038 serait chargée de symboles pour la France qui pourrait alors rendre hommage aux 40 ans de sa première étoile gagnée lors du Mondial 1998, ainsi qu’aux 20 ans de celle décrochée en Russie en 2018. Néanmoins, derrière ces perspectives historiques, la route vers la formalisation de cette candidature reste semée d’embûches politiques et techniques. Marina Ferrari l’a rappelé : sans un engagement clair des fédérations concernées, pas de candidature possible. Ce passage obligé peut freiner ce genre de projet ambitieux, surtout lorsque plusieurs intérêts nationaux s’en mêlent.

Si la France a prouvé son savoir-faire lors de grands événements sportifs et que ce savoir-faire est reconnu mondialement, elle se doit de ne pas se reposer sur ses lauriers. La compétition internationale en matière d’accueil ne pardonne pas l’amateurisme, ni les plans à moitié ficelés. Le football est un business énorme où chaque faux-pas coûte cher en image et en réputation, surtout quand l’équipe nationale est aussi capricieuse que la nôtre. Si la France veut briller à domicile, il faut sortir des discours tout faits et se retrousser les manches, parce que la politique, les discours, c’est bien joli, mais ça ne remplit pas les gradins.

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